SAIGI - Syndicat des Hauts Fonctionnaires - Principal représentant des
hauts fonctionnaires de l’administration centrale des Finances (Bercy), le
Syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l’Insee (SAIGI)
recueille depuis quinze ans entre 35 % et 60 % des voix aux élections
professionnelles. Il milite pour la réforme de l’État. Créé en 1985, il
s'appelait Syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l'Insee
(SAIGI). En septembre 2000, lorsque les fonctionnaires de l'Insee y sont
devenus minoritaires, il a changé de nom. Il réunit les "hauts"
fonctionnaires, anciens, futurs et amis, qui veulent que maintenant ça
change dans l'Etat. Il faut entendre "hauts", non dans un sens hiérarchique,
mais de hauteur de vue, de haute détermination. Pour vous convaincre de
l'activité incessante du SAIGI, choisissez le point du menu (en haut) qui
vous intéresse. Merci de votre visite. 23 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008
Paris. contact@saigi.org
EXCLUSIF
! Le dossier complet de l'affaire SAIGI-GOBRY-SECRET Ou comment l'État
français a tenté, par de multiples et graves atteintes à plusieurs articles
de la Convention européenne des Droits de l'Homme et à plusieurs grands
principes du droit français, de couler le SAIGI et ses dirigeants. sur:
www.SAIGI.info
Pis que lors de
l’affaire Dreyfus !
La vingtaine de faux commis par l’administration pour avoir
raison
dans l’affaire SAIGI ! Cliquez iciQu'est-ce au juste que le SAIGI - SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES? Syndicat
« historique » de Bercy, le SAIGI est rejoint à cause de ses prises de positions
par des fonctionnaires plus seulement de Bercy, mais de toutes origines. Il
fallait que sa raison sociale en prenne acte. Son assemblée générale de
septembre 2000 a donc décidé d’accoler « SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES » à
son nom historique. Ainsi désormais ce n’est plus « saigi » qu’il s’appelle,
mais SAIGI - SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES. Ce qui soude tous les hauts
fonctionnaires qui rejoignent le SAIGI - SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES ?
C’est la conviction, acquise au long de leur expérience de terrain, que la
mission des fonctionnaires est désormais impossible à remplir sans une réforme
en profondeur de l’Etat. Deuxièmement, que cette réforme ne se fera pas sans
eux, encore moins contre les fonctionnaires. Le premier syndicat de hauts
fonctionnaires Parce qu’il est rejoint par des hauts fonctionnaires, non plus
seulement de Bercy, mais de toute l’administration, le SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS
FONCTIONNAIRES devient le premier représentant des hauts fonctionnaires dans
leur ensemble. Il recueillait depuis quinze ans entre 35 % et 60 % des voix aux
élections professionnelles. Une équipe Le SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS
FONCTIONNAIRES peut se permettre des préconisations pointues grâce aux
compétences qu’il réunit. Notamment dans les domaines de l’actuariat et de la
fiscalité. Ses adhérents sont, pour la plupart, des techniciens parmi les
meilleurs, issus des grands corps de l’Etat. Il dispose d’une connaissance
intime des rouages de l’Etat et particulièrement de Bercy. C’est sa force. Le
SAIGI – Syndicat des Hauts Fonctionnaires est présidé par Pierre Secret, 57 ans,
administrateur de l’INSEE, longtemps diplomate (il dirigea notamment les
services de l’expansion économique à Bonn et à Varsovie). Le secrétaire général
du SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES est Pascal Gobry, 44 ans, économiste
réputé (voir le Who’s who), actuaire diplômé de l’Institut des actuaires
français. Ses publications dans les domaines de la finance, des retraites, et de
la fiscalité, font autorité. Une autre idée du syndicalisme Page 11 de sa
livraison du 14 au 27 septembre 2000, l’Expansion signalait que « L’activisme du
(SAIGI…) indispose les autres organisations syndicales ainsi qu’un certain
nombre de responsables du ministère de l’Economie et des Finances (…) ». Pas
étonnant ! Le SAIGI - SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES, c’est surtout un autre
syndicalisme, qui se démarque nettement des syndicats disons traditionnels. Bien
sûr, le SAIGI - SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES pourrait se limiter à défendre
ici quelques emplois, là à dénoncer quelques abus internes au ministère des
Finances, bref à protéger les acquis et intérêts de quelque 10 000 hauts
fonctionnaires … Est-ce là le seul rôle possible d’un syndicat représentant ceux
qui administrent les deniers publics ? Pascal Gobry au Figaro Magazine (13 mai
2000) : « Notre discours n’est pas corporatiste. Nous sommes persuadés que nous
militons, chemin faisant, pour les autres fonctionnaires et pour l’ensemble du
pays ». Les intérêts que défend le SAIGI - SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES,
c’est le bon fonctionnement de l’Etat dans sa mission régalienne. C’est
permettre aux hauts fonctionnaires de remplir une mission de qualité, efficace
et juste. Le SAIGI - SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES en est persuadé :
la mission des fonctionnaires est désormais impossible à remplir sans la réforme
de l’Etat. Au sein de cette dernière, la réforme fiscale constitue un impératif
de premier ordre. Inversement, convaincre et faire participer tous les
fonctionnaires – et au premier rang, les hauts fonctionnaires qui doivent
montrer l’exemple – est impératif avant d’engager toute réforme de l’Etat. DES
NOUVELLES DU SAIGI – SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES…
L'appel à une nuit du 4 août 2000 pour la noblesse d'Etat lancé par le SAIGI
- SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES dans un document diffusé à 120 000
exemplaires, a très bien marché dans les médias audiovisuels : longues
interviews sur les radios et télévisions, excellent montage de 3 minutes repris
15 fois en boucle sur LCI , une du JT de 20 heures sur TF1, et aussi France 2 et
France 3... NE MANQUEZ PAS
page 13 du Figaro du 23 août 2000: le papier proprement subversif signé
Pascal Gobry relatif à la nécessité d'organiser un devoir de désobéissance dans
la Fonction publique. La
position du SAIGI
- SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES sur le plan de baisses d’impôt de Laurent
Fabius fait l’objet de tribunes dans le Figaro du 2 septembre et les
Echos du 4 septembre
2000.
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Prises de position SAIGI
Retraites
Revue de presse SAIGI
SAIGI
L'affaire Gobry
provoque un malaise incontestable à l'IGF
SAIGI
Le SAIGI
LE SAIGI DENONCE L’INSUPPORTABLE PRESSION EXERCEE PAR LE BLOC DES CENTRALES
SYNDICALES SUR LES AGENTS DE L’INSEE ET SUR LE RESULTAT DES TRAVAUX DE
L’INSTITUT CGC, CGT, FO, mais aussi CFDT
Les centrales disons traditionnelles saisissent toute occasion de regrouper
leurs efforts pour tenter d’orienter les conclusions des travaux de l’INSEE
dans un sens qui leur convienne. Le sens qui leur convient, c’est presque
toujours la « pensée zéro » (analysée par l’ethnographe Emmanuel Todd). Dès
qu’une étude ne va pas dans ce sens, ces centrales publient un communiqué
commun pour provoquer un tollé contre leurs collègues qui ne suivent pas la
ligne. Il n’est pas du rôle des syndicats de critiquer le travail de leurs
collègues. Encore moins d’exercer une pression sournoise, un harcèlement
psychologique tendant à l’autocensure des chercheurs et experts d’un
Institut d’études économiques au service du gouvernement. C’est pourtant ce
que viennent encore d’entreprendre ces syndicats en s’élevant avec force le
20 juillet dernier, par une « lettre ouverte » dénonciatrice au directeur
général de l’Insee, contre les résultats du dernier article de G. LAROQUE et
B. SALANIE dans le numéro de juin d’Économie et Statistique (le mensuel de
l’Insee). Quel est ce syndicat qui dénonce ces pratiques obscurantistes ?
C’est le principal représentant des hauts fonctionnaires de l’administration
centrale des Finances (Bercy), le Syndicat des administrateurs et
inspecteurs généraux de l’Insee (SAIGI), qui recueille depuis quinze ans
entre 35 % et 60 % des voix aux élections professionnelles. Il milite pour
la réforme de l’État. Le péché de l’étude de ces experts renommés ? Leur
analyse d’un échantillon de chômeurs montre que 57 % des personnes inscrites
à l’ANPE ne souhaitent en fait pas travailler. Une des explications de ce
phénomène est l’effet de seuil entre les allocations sociales (telles le RMI
et l’allocation parentale d’éducation) et le SMIC. Voilà un résultat qui
dépasserait, pour les gardiens du temple, le politiquement admissible au
sein du ministère des Finances… Autre crime de lèse pensée zéro : dans leur
« lettre ouverte » qui exige du comité de direction de l’Insee qu’il fasse
savoir que cet article « a été une erreur », le bloc de la pensée zéro,
rapporte le Monde du 3 août 2000, rappelle que « ces chiffres avaient été
utilisés, en leur temps, par le Medef ». Voilà effectivement de quoi
disqualifier une étude ! Qui a pourtant fait l’objet, comme c’est la règle à
Economie et Statistique, d’une relecture par les plus éminents spécialistes.
Le SAIGI regrette que ces centrales syndicales, dans leurs communiqués
communs successifs, signent toujours « les syndicats de l’Insee ». Le SAIGI
tient à faire savoir qu’il se désolidarise entièrement de leurs pratiques
monopolistiques, qu’un autre langage et une autre ambition syndicale sont
possibles.
LE SAIGI POUR LA SUPPRESSION DE LA REDEVANCE AUDIOVISUELLE et pour celle des
Services de la redevance qui dépendent de Bercy. Parce qu’en matière de
redistribution vers les plus défavorisés, la suppression de la redevance (13
milliards) est évidemment bien plus efficace que l’abaissement d’un point de
la TVA (avril 2000) ou la réduction annoncée de l’impôt sur le revenu. La
part que représente la redevance dans le budget des RMIstes et autres
smicards est importante, et tous ou prou ont la télévision. Parce que la
suppression d’un petit impôt est plus efficace qu’une réduction de n’importe
quel grand impôt : il faut aller en France vers la suppression de tous les
petits impôts qui coûtent cher à recouvrer (1 milliard pour la redevance).
Et réallouer la pression fiscale sur une dizaine de grands impôts. Parce que
800 agents des services de la redevance, parmi les 1400 qu’ils comptent,
sont exclusivement affectés au recensement - inquisitorial et finalement
improductif - des postes de télévision. Parce qu’enfin la suppression des
services de la redevance, et le reclassement de ses agents dans les services
fiscaux, est un pan important de la réforme de Bercy qui, officiellement,
n’a pas été abandonnée.
LES HAUTS FONCTIONNAIRES SONT INCOMPETENTS ? C’EST LE MINISTRE QUI SAUTE ! Le
Syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l’INSEE (SAIGI),
principal syndicat de hauts fonctionnaires de l’administration centrale des
Finances (Bercy), mesure , à l’occasion du remaniement ministériel, la
gravité et les conséquences du travail de certains hauts fonctionnaires,
avec d’autant plus de perplexité que l’un des deux hauts fonctionnaires
ayant préparé la réforme du ministère est le directeur général de l’Insee,
et que le ministre partant a été dans les années 1980 administrateur de
l’Insee. Le SAIGI a eu l’occasion d’exposer sa position sur la réforme du
ministère des Finances (dépêche AFP du 22 mars 2000, 17h), et de souligner
la responsabilité des hauts fonctionnaires qui en étaient chargés, dans
l’échec d’une réforme par ailleurs absolument nécessaire. Il souhaite que M.
Laurent FABIUS, le nouveau ministre, tire dès son arrivée les conséquences
de cette incohérence en démettant ces hauts fonctionnaires responsables de
la crise ministérielle, et qui ont failli à cause de leur incompétence.
Réforme des impôts: LE SAIGI REGRETTE QUE M. FABIUS ABANDONNE LA TAXE TOBIN…
BIEN QU’IL APPROUVE SES PROPOSITIONS POUR LUTTER «CONTRE LA SPECULATION
INTERNATIONALE ET LA DELINQUANCE FINANCIERE». Premier syndicat de hauts
fonctionnaires, le SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES recueille depuis
quinze ans entre 35 % et 60 % des voix aux élections professionnelles. Il
milite pour la réforme de l’Etat. La taxe Tobin s’annonce en effet comme une
arme particulièrement efficace contre la grande délinquance financière
internationale. La taxe Tobin permettrait en effet de « pister » les mafias
et de récupérer auprès d’elles les mouvements de capitaux sans rapport avec
le commerce international. Il est vrai qu’il est parfaitement hypocrite et
démagogique de prétendre - comme certains zélateurs de Tobin - que les
sommes recouvrées auraient pu servir au développement. Le problème du
développement ne provient pas d’abord d’un défaut d’argent à investir, mais
justement du détournement de cet argent par les potentats locaux et les
mafias. Le sous-développement de l’Algérie ou du Vénézuéla, pays aux
ressources financières considérables, ne sera assurément pas modifié par le
versement de fonds supplémentaires. Pour tenter de « vendre » la taxe Tobin,
ses promoteurs encourageaient donc l’idée d’engraisser encore ceux qui
prospèrent sur la misère des peuples. L’argument est si mauvais qu’il
conduit finalement à enterrer un excellent impôt. Un excellent impôt
puisqu’il peut être défendu par de bons arguments. Non pas le prétendu
développement, mais la lutte contre le crime international qui gangrène
l’économie mondiale. Le produit de la taxe Tobin devrait être plutôt dirigé
vers l’ONU - qui manque cruellement de fonds pour développer ses missions
essentielles. La lutte contre les criminalités internationales, et la paix
entre les pays ravagés par la guerre, pourraient s’en voir considérablement
renforcées, ce qui serait la véritable solution au développement. Dans son
rapport remis au Parlement en début de semaine, M. FABIUS, pour justifier
son abandon de la taxe Tobin, évoque des « difficultés pratiques de mise en
œuvre ». Mais si M. FABIUS entend par là la difficulté de la coopération
internationale, les belles mesures qu’il préconise pour remplacer la taxe
Tobin, qui elles aussi postulent une coopération efficace, resteront elles
aussi sans lendemain. Voilà comment pourrait être mise en œuvre la taxe
TOBIN : la coopération entre une dizaine, une quinzaine, une vingtaine de
pays qui comptent (une alliance « à la Schengen ») permettrait de décider
une taxe de 1 pour mille sur les mouvements de capitaux à l’intérieur du
groupe, mais de 10 pour mille pour les mouvements de capitaux de l’intérieur
de leur zone vers l’extérieur, et de 10 pour cent de leur zone vers les pays
figurant sur la liste des paradis fiscaux abritant le blanchiment d’argent
sale. Alors très vite la plupart des autres pays « honnêtes » viendraient
grossir le groupe manière Schengen initiateur. Les adversaires de Tobin
avançaient que la taxe aurait eu un coût pour le commerce international.
C’était sans noter que les exportateurs de capitaux en relation avec le
commerce international sont les importateurs, et que ces derniers sont
parfaitement connus des services douaniers. La taxe Tobin doit constituer un
crédit d’impôt sur les droits de douane, remboursé à 100 % aux importateurs.
De la sorte, seuls les mouvements spéculatifs ou d’origine douteuse (qui en
général ont pu échapper à l’impôt de leur pays d’origine) seraient
effectivement taxés. Enfin un impôt qui ne pénalise que les méchants !
Pourquoi s’en priver ? Cette taxation – simple - apparaît comme absolument
nécessaire pour lutter efficacement contre la grande délinquance
internationale, qu’il faut toucher au portefeuille. Les autres mesures de
coopération, y compris celles que préconise M. FABIUS, ont toutes montré
jusqu’ici leurs limites.
JOSPIN VA-T-IL SAUTER SUR LA REFORME DE L’ETAT ? LE SAIGI COMMUNIQUE: Le SAIGI
se réjouit de ce que le commissariat au Plan se fasse le relais auprès du
gouvernement, dans son dernier rapport, de la pression de l’opinion publique
pour engager sans plus tarder la réforme de l’Etat. Pas de réforme de l’Etat
sans respiration de la fonction publique. Pas de renouvellement de la
fonction publique sans tirer parti du départ à la retraite de près de la
moitié des fonctionnaires d’ici 12 ans, le commissariat au Plan le rappelle.
Voilà pourquoi la dernière en date des revendications du SAIGI, la retraite
à quarante-cinq ans « pour tous les fonctionnaires » (Valeurs actuelles du 5
mai, le Figaro-Magazine du 13 mai) sera l’un des thèmes majeurs des
prochaines échéances électorales, puisque seule elle est en mesure de
renouveler de fond en comble la fonction publique. La retraite à
quarante-cinq ans pour tous les fonctionnaires, parce qu’« un fonctionnaire
à la retraite coûte beaucoup moins cher qu’un fonctionnaire en fin de
carrière », affirme Pascal Gobry. Et qu’avec la retraite à quarante-cinq
ans, ce ne serait plus 45 % de départs en retraite d’ici 2012, mais 70 %.
Une formidable occasion de « révolutionner enfin la façon dont sont gérés
les personnels de l’Etat ». S’en tenir, pour le gouvernement, pour seule
réforme de l’Etat, ou pour seule réforme des retraites, à l’allongement à
quarante ans de la durée de cotisation des fonctionnaires - mesure qu’a
proposée le premier ministre - « risque de donner raison à Michel Rocard
qui, on s’en souvient, prédisait qu’un gouvernement sauterait sur les
retraites. Maintenant, c’est sur l’immobilisme face à l’urgence de la
réforme de l’Etat qu’il risque de sauter ».
DU CARACTÈRE FICTIF DES COTISATIONS SOCIALES DANS LA FONCTION PUBLIQUE: «
L’information la plus importante de ces dernières semaines en matière de
réforme de l’État sont les propos tenus ce 10 mai 2000 sur L C I par Michel
Sapin », assure Pascal Gobry dans sa chronique à l’AGEFI du 23 mai 2000.
Interrogé par Pierre-Luc Séguillon ce 10 mai 2000 , le ministre de la
Réforme de l’État reprend en effet à son compte les éléments d’une « réforme
raisonnable » du régime des pensions des fonctionnaires publiés par le SAIGI
dans le Monde (daté du 7 avril 2000). Parmi les cinq recommandations à M.
Lionel JOSPIN jugées indispensables par Pascal GOBRY pour réformer le régime
des pensions des fonctionnaires (le Monde du 7 avril), figurait : « Il faut
rappeler que lorsqu’on parle de 37 ans et demi, il ne s’agit après tout, en
l’état actuel des choses, que de cotisations fictives ». Rappelons que le
SAIGI est le seul syndicat à apporter son soutien au premier ministre sur la
question de la réforme du régime des pensions des fonctionnaires (par deux
fois, Valeurs actuelles le répète dans son édition du 5 mai 2000). Dans
cette chronique importante consacrée uniquement au caractère fictif des
cotisations sociales dans la fonction publique, Pascal Gobry décortique le
bulletin de paye d’un fonctionnaire, et examine cotisation après cotisation
(part employeur et part salarié, prélèvements SS et retenues pension
civile). Son diagnostic est irrévocable : non seulement une partie
importante de la rémunération des fonctionnaires échappe à tout prélèvement
social (ce sont les fameuses « primes »), mais toutes les cotisations
sociales inscrites sur le bulletin de paye d’un fonctionnaire sont
parfaitement fictives, sans aucune ambiguïté ! Pascal Gobry reconstitue
alors le bulletin de paye « nouveau régime » du fonctionnaire. Un nouveau
régime qu’il appelle de ses vœux afin de « remettre en ordre le poste le
plus important des finances publiques, celui de la rémunération des
fonctionnaires. En ordre, c’est-à-dire en conformité avec le droit commun ».
Les caractéristiques de ce nouveau régime sont les suivantes :
un nouveau traitement intégrant à 100 % les primes ; un calcul des cotisations
sociales selon les règles du régime général ; des cotisations vraiment
effectives pour la partie « primes » de l’ancien régime ; un droit à pension
pleine après quarante ans de service, et non plus après seulement
trente-sept et demi comme aujourd’hui ; un droit à pension calculé sur
l’ensemble de la nouvelle rémunération.
COMMUNIQUÉ: PASCAL GOBRY, OU LE FONCTIONNAIRE INTERDIT. Paris, le 18 novembre
2002. Dans son édition datée du 16 novembre 2002, Le Monde affirme que
Pascal Gobry, l’auteur de L’Enquête interdite – Handicapés : le scandale
humain et financier paru ce 6 novembre au Cherche Midi Editeur, «a été
révoqué pour raison disciplinaire, de son poste d’administrateur à l’Insee».
Mme Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d’État aux Personnes handicapées,
interpellée sur L’Enquête interdite devant l’Assemblée nationale ce mardi 12
novembre, avait été la première à donner l’information, ce qui lui évitait
de répondre sur le fond à ce livre, de répondre à cet « appel pressant à
l’État afin que ce dernier prenne à bras le corps le problème crucial,
humain et économique de la place des handicapés dans notre société »
(quatrième de couverture du livre). Pascal Gobry aurait donc été " licencié
" de l’INSEE, avec les sous-entendus que cela comporte en matière de
compétence professionnelle. Mme Boisseau sait pourtant qu’aucun
fonctionnaire n’a jamais été licencié pour incompétence. Alors, quelle est
la véritable raison du départ de Pascal Gobry du ministère des Finances ? Le
SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES apporte les éclaircissements sur les
circonstances qui ont conduit Pascal Gobry à quitter le ministère des
Finances. Ces circonstances sont précisées par Libération, qui leur a
consacré la page 17 de son édition du 7 novembre 1998. Les dirigeants du
SAIGI (Syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l'INSEE )
opposés à l'opacité régissant les conseils de discipline au ministère des
Finances et souhaitant que les vrais motifs de cette administration soient
révélés, avaient en effet invité Nathalie Raulin, journaliste à Libé, à
assister au conseil de discipline devant lequel devait comparaître Pascal
Gobry, à l'époque secrétaire général de ce syndicat (qui deviendra en
septembre 2000 SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES), sans dire qu’elle
était journaliste mais en la faisant passer pour le défenseur autorisé par
la loi. Au terme de ce conseil de discipline les conclusions de cette
journaliste sont sans ambiguïté : il s' agit d' une affaire syndicale. Les
autres accusations portées contre Pascal Gobry n'avaient, selon ce témoin,
pas de substance. Ce qui irritait les autorités du ministère des Finances,
c’était spécialement deux revendications du syndicat depuis qu’un nouveau
bureau en avait été élu (mars 1997) : - selon quels critères étaient
répartis, entre les différents fonctionnaires, les quelque cinquante
milliards de francs de primes ; - discuter des actions à mettre en œuvre
face à l’incroyable sous-productivité de l’Insee (sujet encore tabou
aujourd’hui). Par décret en date du 25 janvier 1999, Jacques Chirac signait
la révocation pure et simple de Pascal Gobry, sans droit à la retraite ni à
aucune allocation chômage. A la même date, le président du Syndicat, Pierre
Secret, était suspendu pour un an par un autre décret du président de la
République. Un an auparavant, pourtant, le 24 septembre 1997, un premier
conseil de discipline s'était réuni, composé des mêmes membres, saisi des
mêmes faits et des mêmes reproches, sur la base des mêmes rapports montés
avec une cascades de faux. Ce premier conseil de discipline avait voté
contre toute sanction à l'encontre de Pascal Gobry (exemple : mise à la
retraite d’office, huit voix contre – c’est-à-dire l’unanimité, y compris
donc les représentants de l’administration). Insatisfaite de ce résultat et
passant outre l'autorité de la chose jugée, la direction de l' INSEE n'avait
pas hésité à convoquer ce 2ème conseil de discipline, auquel assisterait
Nathalie Raulin. C’est que l’administration s’était assurée qu'un des
membres syndicaliste de ce conseil accepterait de changer le sens de son
vote. Le syndicaliste en question a accepté de se déjuger pour la raison que
MM. Gobry et Secret étaient ses adversaires pour le contrôle du syndicat. Il
était devenu le représentant d' un "SAIGI" rival (que la justice devait
déclarer illégal en décembre 1999, mais donc après les décrets du président
de la République). Pascal Gobry et Pierre Secret ont porté l'affaire devant
le Conseil d'Etat. Devant cette haute juridiction il y eut de nouveau, comme
pour les conseils de discipline, fait rarissime, deux délibérés. Le
lendemain du premier (jamais publié) qui annulait les décrets de Jacques
Chirac, l’administration obtenait une seconde audience : elle déboutera les
plaignants. Pourtant Laurent Fabius, à l'époque ministre des Finances, avait
écrit au Conseil d'Etat pour lui signaler que les témoignages sur lesquels
le Conseil risquait de s'appuyer lors du second examen étaient des faux. Le
Conseil d'Etat s'est malgré tout appuyé sur ces témoignages. L'affaire est à
présent devant la Cour européenne des Droits de l' homme. Le défenseur du
SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRE est Maître Laurent Hincker, avocat à
Strasbourg. La plainte a été déposée le 22 novembre 2001. Son instruction n'
a pas encore commencé. La recevabilité de la plainte n’a même pas encore été
examinée. Cette Cour aura en particulier à se prononcer sur une
particularité française d’une singulière gravité, et cependant jamais encore
soulevée : le délit d'entrave à la liberté syndicale ne peut pas, en droit
français, être réprimé lorsqu'il s'exerce à l'intérieur de l'administration.
Ce qui explique beaucoup d’une certaine connivence entre les syndicats
traditionnels et l’administration d’Etat. Par ailleurs, une plainte avec
constitution de partie civile a été déposée il y a maintenant un an, le 20
novembre 2001, sur le conseil de Mme Edith Boizette, doyen des juges d'
instruction au pôle financier de Paris, pour " fausses attestations,
subornation, escroqueries au jugement ". Aucun juge d'instruction n'a encore
été désigné. Depuis qu’il a été révoqué par le président de la République,
c’est-à-dire depuis presque quatre ans, Pascal Gobry n’a plus de travail,
car les chasseurs de tête et les employeurs potentiels se tournent forcément
vers le ministère des Finances, son ancien employeur, qui est très
dissuasif. Pascal Gobry vit depuis octobre 1999 grâce au Rmi. Le
SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES appelle à s'interroger : pourquoi
Mme Boisseau botte-t-elle en touche lorsqu’elle est interrogée par
l’Assemblée nationale sur le réquisitoire contre la politique du handicap en
France brossé par L’Enquête interdite ? A qui profite l’omertà sur le sort
que notre société réserve aux personnes handicapées ? L'Enquête interdite
propose - page 70 - une première réponse : " Les premières victimes de l'omertà,
ce sont évidemment les personnes handicapées elles-mêmes et leurs familles
". Le SAIGI-SYNDICAT DES HAUTS FONCTIONNAIRES invite également à lire le
livre de Pascal Gobry, à observer que l'auteur indique ses sources, ses
méthodes, ses calculs et ses chiffres. A demander à ses détracteurs d'agir
avec la même transparence. Le débat sur la gestion du handicap en France et
la place que notre société réserve à ses handicapés ne doit pas être
interdit. C'est au plus grand profit des handicapés et de leurs familles
qu'il aura lieu. Pierre SECRET
CETTE NUIT DU 4 AOÛT 2000 EST L’OCCASION DE RENONCER A L’OPACITÉ DES
REMUNÉRATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE... A COMMENCER PAR LA PUBLICATION
DES FEUILLES DE PAIE DES 100 fonctionnaires LES MIEUX PAYÉS DE FRANCE Lors
de la nuit du 4 août 1789 la noblesse française, de sa propre initiative,
renonçait à ses privilèges - ses « acquis » dirions-nous aujourd’hui. Ce
geste collectif a pris valeur de symbole. Il devrait surtout avoir valeur
d’exemple. Car il existe aujourd’hui une autre noblesse, disposant de
privilèges analogues et objet elle aussi de ces mécontentements populaires
sourds qui mènent aux révolutions. C’est la noblesse d’État. Le grand
privilège auquel elle est invitée à renoncer en cette nuit du 4 août 2000,
c’est l’opacité avec laquelle elle s’autorémunère. Qui lance cette nuit du 4
août 2000, par un routage à 120 000 exemplaires ? Le principal représentant
des hauts fonctionnaires de l’administration centrale des Finances (Bercy),
le Syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l’Insee (SAIGI),
qui recueille depuis quinze ans entre 35 % et 60 % des voix aux élections
professionnelles. Il milite pour la réforme de l’État. Trois témoignages
permettent de comprendre l’extraordinaire privilège qui consiste à pouvoir
s’attribuer des rémunérations. Sans avoir à en rendre compte ni au ministre,
ni au Parlement, ni à la nation : 1- celui de Jean Arthuis qui, arrivé aux
Finances en 1995, demande que lui soient communiquées les cent plus
importantes rémunérations du ministère. Il ne les a finalement obtenues,
raconte l’ancien patron de Bercy, qu’après avoir tapé maintes fois du poing
sur la table, au bout de six mois, dans une forme de brouillon manuscrit et
sur un papier spécial non photocopiable ; 2- celui de la Cour des comptes,
qui s’est aperçu que des emplois votés par le Parlement n’étaient pas
pourvus, et que ceux qui avaient omis de les pourvoir s’étaient tout
simplement attribué en bonus les rémunérations correspondantes; 3- troisième
témoignage, celui du SAIGI : à la lecture du rapport de la Cour des comptes,
beaucoup ont compris pourquoi ce syndicat avait rencontré « certaines
entraves » : c’est qu’il avait cherché (en vain) où étaient passées les
primes confisquées à tel ou tel de ses adhérents. « Lors de votre prochain
détour par Bercy, ajoute P. GOBRY, allez donc jeter un coup d’œil aux
panneaux d’affichage pour y repérer celui du SAIGI au milieu de ceux,
nombreux, des organisations syndicales disons traditionnelles : vous n’en
trouverez tout simplement aucun ». Les trois témoignages qui précèdent
laissent entrevoir les intérêts de ceux qui s’opposent à la réforme de
l’intégration des primes des fonctionnaires à 100 %, ou n’accepteraient à la
rigueur que la « réformette » à 10 % proposée par le gouvernement. Il
apparaît au contraire urgent que les primes des fonctionnaires - aujourd’hui
totalement exonérées de cotisations sociales -, soient intégrées à 100 %
dans leur traitement brut, et non à 10 % comme le propose le gouvernement.
Sinon, tout restera opaque, par définition, puisque rien ne peut garantir
qu’on aura bien intégré 10 %! Dans le domaine de la transparence, c’est
évidemment tout ou rien. Le 4 août est donc l’occasion pour la petite et la
grande noblesse d’Etat, hauts fonctionnaires, de renoncer d’elles-mêmes au
privilège qui consiste à décider de sa propre rémunération. Comme a su le
faire la noblesse de 1789, la noblesse d’Etat est invitée à faire sa propre
nuit du 4 août. Elle peut le faire par une mesure fort simple qui a en outre
l’avantage de ne souffrir aucun contredit rationnel : la publication
immédiate des feuilles de paye des 100 hauts fonctionnaires les mieux
rémunérés de France (traitement plus primes imposables ou non). Il est en
effet contraire à toute norme démocratique que ces hauts fonctionnaires
décident de leur propre rémunération dans l’opacité, et refusent de la
communiquer à la nation qui les paie.
Le fonctionnaire qui dit non: Pascal Gobry: 45 ans, secrétaire général du
Syndicat des hauts fonctionnaires, membre de l’Institut des actuaires (qui
réunit les spécialistes des retraites), ancien maître de conférences de
comptabilité nationale à l’ENA, statisticien (il a été administrateur de
l’Insee), il a enseigné pendant sept ans à Paris-Dauphine la prévision sur
les marchés financiers. Avant de réserver son temps au syndicalisme et à la
défense des fonctionnaires, sa dernière fonction dans l’État fut conseiller
à l’ambassade de France à Moscou. Comme fonctionnaire des Finances, il fut
entre autres rapporteur spécial à la Commission des opérations de Bourse
(COB), chef du bureau des Études économiques et du Plan au ministère de
l’Équipement, conseiller à la direction du Trésor pour les questions de
marchés financiers, chargé de mission à la Banque de France. Il a commencé
sa carrière à l’Insee, en travaillant sur les statistiques financières trois
ans sous les ordres du directeur général Edmond Malinvaud. Il est l’auteur
de plusieurs ouvrages et articles sur la réforme des retraites et de l’État.
Son enquête sur la politique du handicap en France, parue en novembre 2002
au Cherche Midi, a fait grand bruit. Son Que-sais-je ? «Les indices
boursiers et les marchés d’indice boursier» fait référence.